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v1.7.0, 29 Décembre 2000
Ceci un document LinuxPorts.Com Document pour le LDP (Linux Documentation Project : Projet de Documentation pour Linux).Il a été soutenu en partie par le Open Source Documentation Fund.
La version actuelle est la 1.7.0, qui est une mise à jour mineure avec quelques corrections grammaticales.
(Traduction et trahison de Jacques.Chion@wanadoo.fr, un grand merci à Jean-Albert Ferrez, Bernard Choppy, Éric Dumas et Jean-Paul Chiron pour leur aide).
NdT : Dans cette version, l'auteur fait appel très souvent à la générosité publique. Trop à mon goût. J'ai laissé volontairement ces appels, car ce n'est pas le but d'un traducteur de dénaturer l'esprit d'un document. À vous de juger.
Nous essayons de fournir un ensemble d'informations pour la compréhension de toutes les implantations de réseaux sous Linux. Cependant, cela consomme du temps, et ce document n'est pas une source de revenu. Nous fournissons ces informations en espérant que ce sera utile à la communauté Linux et aux nouveaux convertis à Linux. Nous sommes toujours intéressés par les retours d'information! Nous ajouterons autant que possible tout sujet pertinent dans ce document.
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Le premier document NET-FAQ fut écrit par Matt Welsh et Terry Dawson. Il répondait aux questions fréquemment posées au sujet des réseaux sous Linux, au moment où le LPD (Linux Documentation Project) démarrait tout juste. Il s'agissait alors des toutes premières versions de développement du noyau réseau sous Linux. Le document NET-2-HOWTO, qui succéda au NET-FAQ, fut l'un des premiers documents du LDP HOWTO. Il traitait de ce qui fut appelé « version 2 » (et plus tard « version 3 ») du logiciel réseau du noyau Linux. Ce document prend la suite à son tour et ne traite que de la version 4 du noyau réseau Linux et plus spécialement des versions du noyau 2.x et 2.2.x.
Les versions précédentes de ce document étaient devenues plutôt énormes en raison du grand nombre de sujets abordés. Pour résoudre ce problème, un certain nombre de documents HOWTO ont été créés et traitent de sujets spécifiques. Ce document fait référence à ceux qui sont pertinents et aborde les sujets qui ne sont pas encore couverts par d'autres documents.
Nous apprécions toujours les retours d'informations. Contactez-nous s'il vous plait à: poet@linuxports.com.
Si vous trouvez des erreurs ou bien si vous désirez que l'on ajoute quelque chose, contactez nous.
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Ce document est organisé de manière à être lu progressivement. Les premières sections traitent d'informations sur le matériel et peuvent être sautées si cela ne vous intéresse pas. Puis vous trouverez une discussion générale sur les réseaux, et vous devez être certains de l'avoir assimilée avant de poursuivre vers les paragraphes plus spécifiques. Le reste traite l'aspect plus technique, et est regroupé en trois parties principales : informations sur Ethernet et IP, les technologies concernant le matériel PC le plus courant, et les technologies moins répandues.
La démarche que je suggère pour parcourir ce document est donc la suivante :
Ces paragraphes s'appliquent à chaque, ou presque, technologie décrite plus loin et il est donc important que vous les ayez comprises. D'autre part, j'espère que de nombreux de lecteurs connaissent déjà le sujet.
Vous devez savoir comment votre réseau est (ou sera) conçu et quels matériels et types de technologies vous utiliserez.
Cette section traite de la configuration de base d'Ethernet et des différentes possibilités offertes par Linux, et qui concernent le réseau, telles que le pare-feu, le routage avancé, etc..
Cette section parle de PLIP, PPP, SLIP, et RNIS, les technologies utilisées habituellement sur les stations personnelles.
Si vos besoins ne concernent pas IP et/ou un matériel courant, vous trouverez à la fin des détails sur les protocoles non-IP et les matériels de communication particuliers.
Si vous allez réellement essayer de configurer votre réseau, prenez soigneusement note de tout problème éventuel.
Si vous rencontrez des problèmes qui ne sont pas traités dans ce document, reportez-vous au paragraphe donnant les endroits où l'on peut en obtenir ou bien envoyer des reports de bogues.
Le réseau est amusant, profitez-en.
Il n'y a pas de convention spéciale utilisée dans ce document, mais vous devez faire attention à la façon dont les commandes sont spécifiées. En consultant la documentation habituelle d'Unix, toute commande qui doit être tapée est précédée d'une invite du shell. Ce document utilise "user%" comme invite pour les commandes ne nécessitant pas de privilèges de superutilisateur, et "root#" pour les commandes que l'on doit exécuter comme super-utilisateur (root). Je préfère utiliser "root#" à la place du classique "#" pour éviter toute confusion avec les extraits de scripts shell, ou le signe dièse est utilisé pour définir les lignes de commentaires.
Lorsque les « Options de Compilation du noyau » sont mentionnées, elles le sont avec le format utilisé par menuconfig. Elles devraient donc être compréhensibles même si vous (comme moi) n'êtes pas familiers avec menuconfig. Si vous avez un doute sur l'utilisation de certaines options, faites tourner le programme une fois. Cela ne peut que vous aider.
Il existe un grand nombre d'endroits où l'on peut trouver de bonnes informations sur le réseau Linux.
Il y a un tas de spécialistes disponibles. On peut en trouver une liste sur http://www.linuxports.com/.
Alan Cox, l'actuel mainteneur du code réseau Linux entretient une page web contenant les points principaux du réseau actuel, et ses nouveaux développements, à l'adresse : www.uk.linux.org.
Il existe un groupe de discussion dédié au réseau et, en ce qui le concerne dans la hiérarchie Linux, c'est : comp.os.linux.networking
Il existe une liste de diffusion à laquelle vous pouvez vous inscrire, et où vous pourrez poser des questions en relation avec le réseau Linux. Pour souscrire vous devez envoyer un message par courrier électronique :
To: majordomo@vger.rutgers.edu Subject: (rien du tout) Message: subscribe linux-net |
Souvenez-vous lorsque vous faites part d'un problème d'y inclure le plus possible de détails nécessaires. Plus spécialement indiquez les versions des logiciels que vous utilisez, en particulier la version du noyau, les versions des outils tels que pppd ou dip, et la nature exacte des problèmes que vous rencontrez. Cela veut dire prendre note de la syntaxe exacte des messages d'erreurs que vous recevez, et les commandes que vous avez exécutées.
Si vous désirez des informations générales de base sur tcp/ip, alors je vous recommande de regarder les documents suivants :
ce document se trouve à la fois sur en version texte et en version postscript.
ce document se trouve à la fois sur en version texte et en version postscript.
Si vous recherchez des informations plus détaillées je vous recommande chaudement :
" Inter Networking with TCP/IP, Volume 1 : Principes, Protocoles et Architectures, par Douglas E. Comer,ISBN 0-13-227836-7, Prentice Hall publications, 3ème édition, 1995."
Si vous voulez apprendre comment écrire des applications réseau dans un environnement compatible Unix, je vous recommande également chaudement :
" Unix Network Programming par W. Richard Stevens ISBN 0-13-949876-1, Prentice Hall publications, 1990."
Une deuxième édition de ce livre va apparaitre sur les rayons : le nouveau livre comporte 3 volumes : voyez le site de Prentice Hall pour en savoir plus.
Vous pouvez essayer aussi le groupe de discussions : comp.protocols.tcp-ip.
Une importante source d'informations techniques concernant l'Internet et la suite des protocoles TCP/IP sont les RFC. RFC est l'acronyme de `Request For Comment' et c'est le moyen habituel de soumettre et de s'informer des normes de protocoles Internet. Il y a beauccoup d'endroits où sont stockées ces RFC. Un grand nombre sont des sites ftp, d'autres fournissent des accès WWW avec un moteur de recherche qui fouille dans les bases de données RFC avec des mots-clés particuliers.
Une source possible de RFC est : la base de données RFC de Nexor.
Vous devez connaître et bien comprendre les paragraphes suivants avant d'essayer de configurer votre réseau. Ce sont des principes de base qui s'appliquent, indépendamment de la nature du réseau que vous voulez mettre en place.
Avant de commencer à construire ou configurer votre réseau, vous aurez besoin de certaines choses. Les plus importantes sont :
À noter:
La majorité des distributions actuelles sont livrées avec l'option réseau activée, de sorte que vous n'avez pas besoin de recompiler le noyau. Si vous utilisez du matériel bien connu, tout ira bien. Par exemple: cartes 3COM, cartes NE2000 ou cartes Intel. Cependant si vous devez recompiler le noyau, voyez les informations qui suivent.
Si le noyau que vous utilisez actuellement ne gère pas les types de réseau ou les cartes que vous voulez utiliser, vous aurez besoin des sources du noyau pour pouvoir le recompiler avec les options adéquates.
Pour les utilisateurs des principales distributions comme RedHat, Caldera, Debian ou Suse, ce n'est plus vrai. Tant que vous restez avec un matériel de grande diffusion, il n'est pas nécessaire de recompiler le noyau, à moins que vous n'ayez une exigence très spécifique.
Vous pouvez toujours obtenir les sources du dernier noyau sur : ftp.cdrom.com. Ce n'est pas le site officiel mais ils ont BEAUCOUP de bande passante et BEAUCOUP d'utilisateurs peuvent se connecter en même temps. Le site officiel est kernel.org, mais dans la mesure du possible, utilisez s'il vous plaît celui que je viens de donner. Souvenez-vous que ftp.kernel.org est particulièrement surchargé. Utilisez un miroir. (NdT : et bien sûr ftp.lip6.fr) .
Normalement les sources du noyau doivent être désarchivées dans le répertoire /usr/src/linux. Pour savoir comment appliquer les patches et compiler le noyau, lisez le Kernel-HOWTO. Pour savoir comment configurer les modules du noyau, lisez le ``Modules-mini-HOWTO''. Enfin, le fichier README qui se trouve dans les sources du noyau ainsi que le répertoire Documentation donnent de nombreux renseignements au lecteur courageux.
Sauf indication contraire, je vous recommande de vous en tenir à une version stable du noyau (celle avec un chiffre pair en seconde place dans le numéro de version). Les versions de développement (avec un chiffre impair en seconde place dans le numéro de version) peuvent avoir une structure ou autre chose qui peut poser problème avec les logiciels de votre système. Si vous n'êtes pas certain de résoudre ce type de problèmes, avec en plus ceux qui existeraient sur d'autres logiciels, n'utilisez pas de noyau en développement.
Les adresses de protocole Internet (IP) sont composées de quatre octets. La convention d'écriture est appelée `notation décimale pointée'. Sous cette forme chaque octet est converti en un nombre décimal (0-255), en omettant les zéros de tête (à moins que ce nombre ne soit lui-même un zéro) et chaque octet est séparé par le caractère `.'. Par convention, chaque interface d'un hôte ou routeur possède une adresse IP. Il se peut que la même adresse IP soit utilisée sur différentes interfaces d'une même machine, mais, en général, chaque interface possède sa propre adresse.
Les réseaux IP (Protocole Internet) sont des séquences contiguës d'adresses IP. Toutes les adresses d'un même réseau ont des chiffres en commun. La partie d'adresse commune à toutes les adresses d'un réseau s'appelle la `partie réseau' de l'adresse. Les chiffres restants s'appellent `partie hôte'. Le nombre de bits qui sont partagés par toutes les adresses d'un même réseau est appelé masque de réseau (netmask) et c'est le rôle du masque de réseau de déterminer quelles adresses appartiennent à `son' réseau et celles qui ne sont pas concernées. Par exemple :
_______________________________________ _______________ Adresse hôte (host address) 192.168.110.23 Masque de réseau (network mask) 255.255.255.0 Partie réseau (network portion) 192.168.110. Partie hôte (host portion) .23 _______________________________________ ________________ Adresse réseau (network address) 192.168.110.0 Adresse de diffusion (broadcast address) 192.168.110.255 _______________________________________ ________________ |
Toute adresse qui est un `AND bit à bit' avec son masque de réseau révèlera l'adresse du réseau auquel elle appartient. L'adresse du réseau est par conséquent l'adresse de plus petit nombre dans l'ensemble des adresses et a toujours la partie hôte codée avec des zéros.
L'adresse de diffusion est une adresse spéciale que chaque hôte du réseau écoute en même temps que son adresse personnelle. Cette adresse est celle à laquelle les datagrammes sont envoyés si tous les hôtes du réseau sont en mesure de les recevoir. Certains types de données telles que les informations de routage et les messages d'alerte sont transmis vers l'adresse de diffusion de telle sorte que tous les hôtes du réseau peuvent les recevoir en même temps. Il y a deux standards utilisés de manière courante pour définir ce que doit être l'adresse de diffusion. Le plus largement utilisé est de prendre l'adresse la plus haute possible du réseau comme adresse de diffusion. Dans l'exemple ci-dessus ce serait 192.168.110.255. Pour d'autres raisons, certains sites ont adopté la convention d'utiliser l'adresse de réseau comme adresse de diffusion. En pratique cela n'a pas beaucoup d'importance, mais vous devez être sûrs que tous les hôtes du réseau sont configurés avec la même adresse de diffusion.
Pour des raisons d'administration, il y a quelque temps, lors du développement du protocole IP, des ensembles d'adresses ont été organisés en réseaux et ces réseaux ont été regroupés en ce que l'on a appellé classes. Ces classes donnent un certain nombre de réseaux de tailles standards auxquels on peut assigner des adresses. Ces classes sont :
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - |Classe de |Masque de | Adresses de réseau | | réseau | réseau | | - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - | A | 255.0.0.0 | 0.0.0.0 - 127.255.255.255 | | B | 255.255.0.0 | 128.0.0.0 - 191.255.255.255 | | C | 255.255.255.0 | 192.0.0.0 - 223.255.255.255 | |Multicast| 240.0.0.0 | 224.0.0.0 - 239.255.255.255 | - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - |
Le type d'adresse que vous devez utiliser dépend de ce que vous voulez faire exactement. Vous pouvez utiliser une combinaison des actions suivantes pour obtenir l'ensemble des adresses dont vous aurez besoin :
Vous devez contacter un des administrateurs du réseau et lui demander les informations suivantes :
Adresse hôte;
Adresse réseau;
Adresse de diffusion;
Masque de réseau;
Adresse de routage; (appelée passerelle sous Windows)
Adresse du serveur de noms de domaine (DNS).
Vous configurerez alors votre réseau Linux à l'aide de ces données. Vous ne pouvez pas les inventer vous-même et espérer que votre configuration fonctionne.
Si vous construisez un réseau privé et que vous n'ayez pas l'intention de vous connecter à l'Internet, vous pouvez alors choisir n'importe quelle adresse. Cependant, pour des raisons de sécurité et de fiabilité, il y a quelques adresses de réseau IP réservées à cet usage. Elles sont spécifiées dans la RFC 1597 et sont les suivantes :
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - | ALLOCATIONS POUR RÉSEAUX PRIVÉS | - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - | Classe | Masque de | Adresses de réseau | | réseau | réseau | | - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - | A | 255.0.0.0 | 10.0.0.0 - 10.255.255.255 | | B | 255.255.0.0 | 172.16.0.0 - 172.31.255.255 | | C | 255.255.255.0 | 192.168.0.0 - 192.168.255.255 | - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - |
Vous devez d'abord décider de la dimension de votre réseau et choisir ensuite les adresses dont vous avez besoin.
Il y a plusieurs possibilités de procédures de démarrage d'un système Linux. Après le démarrage du noyau, celui-ci exécute toujours un programme appelé `init'. Ce programme lit le fichier de configuration appelé /etc/inittab et commence le processus de démarrage. Il y a quelques variantes de init, bien que maintenant tout le monde se dirige vers la variante System V (cinq), développée par Miguel van Smoorenburg.
Bien que que le programme init soit toujours le même, les réglages du processus de démarrage se font différemment suivant le type de distribution.
Habituellement le fichier /etc/inittab contient une entrée telle que :
si::sysinit:/etc/init.d/boot |
Cette ligne spécifie le nom du fichier script qui prend en charge réellement la séquence de démarrage. Ce fichier est en quelque sorte équivalent au fichier MS-DOS AUTOEXEC.BAT.
Il y a aussi d'autres scripts appelés par le script de démarrage, et souvent le réseau est configuré dans l'un de ceux-ci.
Le tableau suivant peut être utilisé comme guide suivant le système que vous avez :
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Distrib. |Interface Config/Routage | Initialisation serveur - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Debian | /etc/init.d/network | /etc/rc2.d/* - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Slackware| /etc/rc.d/rc.inet1 | /etc/rc.d/rc.inet2 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - RedHat | /etc/rc.d/init.d/network | /etc/rc.d/rc3.d/* - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - |
Notez que les distributions Debian et RedHat utilisent tout un répertoire pour les scripts qui mettent en route les services du système (et habituellement l'information ne se situe pas dans ces fichiers, par exemple les systèmes RedHat stockent l'ensemble de la configuration du système sous /etc/sysconfig, où elle est récupérée par les scripts de démarrage). Si vous voulez saisir les détails du processus de démarrage, je vous conseille de vérifier /etc/inittab ainsi que la documentation accompagnant init. Linux Journal va également publier un article sur l'initialisation des systèmes, et nous pointerons sur lui dès qu'il sera disponible sur le réseau.
La plupart des distributions récentes incluent un programme qui permet de configurer de nombreux types d'interfaces réseau. Si vous en possédez une, regardez si ce programme vous convient au lieu de tenter une configuration manuelle.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Distrib | Programme de configuration réseau - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - RedHat | /sbin/netcfg Slackware | /sbin/netconfig - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - |
Sur un grand nombre de systèmes Unix, les périphériques réseau apparaissent dans le répertoire /dev . Il n'en est pas de même avec Linux. Les périphériques réseau sont créés dynamiquement par les logiciels et ne nécessitent donc pas de fichiers de périphériques.
Dans la majorité des cas, le périphérique réseau est automatiquement créé par le gestionnaire de périphérique lors de son initialisation par le noyau. Par exemple le pilote Ethernet crée les interfaces eth[0..n] une par une lorsqu'il détecte votre matériel Ethernet. La première carte Ethernet trouvée devient eth0, la deuxième eth1, etc.
Cependant, dans certains cas, notamment avec SLIP et PPP, les périphériques réseau sont créés par un programme utilisateur. Le même mécanisme séquentiel s'applique sur les périphériques, mais ce n'est pas au moment du démarrage du système. La raison en est que, à l'inverse des dispositifs Ethernet, le nombre de périphériques slip ou ppp actifs peut varier dans le temps. Nous y reviendrons plus tard.
Lorsque vous avez tous les programmes requis, votre adresse et les informations réseau, vous pouvez alors configurer vos interfaces. Lorsque nous parlons de la configuration d'interface, nous faisons allusion au processus d'assignation des adresses du périphérique réseau, et au processus de réglage des paramètres configurables. Le programme le plus utilisé pour ce faire est la commande ifconfig (interface configure).
Typiquement vous utilisez une commande comme ci-dessous :
root# ifconfig eth0 192.168.0.1 netmask 255.255.255.0 up |
Dans ce cas je configure l'interface Ethernet `eth0' avec l'adresse IP `192.168.0.1' et un masque de réseau `255.255.255.0'. Le `up' qui termine la commande enjoint à l'interface de devenir active, mais il peut être omis, étant par défaut. Pour clore une interface, vous faites juste ``ifconfig eth0 down''.
Le noyau suppose certaines valeurs par défaut lorsque l'on configure les interfaces. Par exemple, vous pouvez indiquer une adresse de réseau et une adresse de diffusion, mais si vous ne le faites pas comme nous venons de le faire dans l'exemple ci-dessus, alors le noyau fera certaines hypothèses fondées sur le masque de réseau que vous avez fourni, et si vous ne l'avez pas donnée, sur la classe de l'adresse IP configurée. Dans mon exemple, le noyau considérera que c'est un réseau de classe C et configurera une adresse réseau de `192.168.0.0' et une adresse de diffusion de `192.168.0.255'.
Il y a de nombreuses autres options pour la commande ifconfig . Les plus importantes sont :
active une interface (est fait par défaut).
désactive une interface.
active ou désactive le protocole de résolution d'adresses sur cette interface.
active ou désactive la réception de tous les paquets multicast matériel (Ndt : Les adresses multicast sont un genre d'adresses de diffusion limitées à un groupe de machine qui n'ont pas nécessairement besoin de se trouver sur le même sous-réseau). Le multicast matériel permet à des groupes d'hôtes de recevoir des paquets adressés vers des destinations spéciales. Ce peut être important si vous utilisez des applications comme la vidéoconférence, mais la plupart du temps on ne l'utilise pas.
ce paramètre permet de régler le MTU (Maximum Transfert Unit) sur le périphérique.
ce paramètre permet de fixer le masque de réseau.
ce paramètre ne fonctionne qu'avec certains types de matériels, mais vous permet d'en fixer l'IRQ.
permet d'activer ou de désactiver l'acceptation de datagrammes destinés à l'adresse de diffusion.
permet de fixer l'adresse de la machine à l'extrémité d'un lien point-à-point comme pour slip ou ppp.
permet de fixer l'adresse matérielle de certains périphériques réseau. Ce n'est pas souvent utilisé pour Ethernet, mais utile pour d'autres types de réseau tels que AX.25.
Avec les versions 2.2 du noyau, il y a un certain nombre d'options que nous n'avons pas énumérées ci-dessus. Parmi les plus intéressantes, citons le tunneling et les options IPV6. Voici les paramètres ifconfig pour les noyaux 2.2.
Le nom de l'interface. C'est habituellement le nom d'un gestionnaire de périphérique suivi par un numéro d'unité, par exemple eth0 pour la première interface Ethernet.
Ceci provoque l'activation de l'interface. C'est implicitement spécifié si un adresse est affectée à l'interface.
Ceci provoque la désactivation de l'interface.
Active ou désactive l'utilisation du protocole ARP sur l'interface considérée.
Active ou désactive le mode «promiscuous» sur l'interface. S'il est choisi, tous les paquets du réseau seront reçus par l'interface.
Active ou désactive le mode «all-multicast». S'il est choisi tous les paquets multicast du réseau seront reçus par l'interface.
Ce paramètre positionne le paramètre «metric» de l'interface.
Ce paramètre positionne le Maximum Transfer Unit (MTU) d'une interface.
Positionne l'adresse IP distante d'un lien point-à-point (tel que PPP). Ce mot-clé est maintenant obsolète; utilisez à la place le mot-clé pointopoint.
Positionne le masque de réseau IP de l'interface. Donne les valeurs par défaut pour les classes habituelles de masque réseau A, B ou C (provenant de l'adresse IP de l'interface), mais on peut donner n'importe quelle valeur.
Ajoute un adresse IPv6 à l'interface.
Enlève une adresse IPv6 de l'interface.
Crée un nouveau périphérique SIT (IPv6-in-IPv4), tunnelling vers une destination donnée.
Positionne l'interruption utilisée par ce périphérique. Tous les périphériques ne sont pas capables de changer d'IRQ de manière dynamique.
Positionne l'adresse d'entrée-sortie du périphérique.
Positionne l'adresse de début de la mémoire partagée utilisée par le périphérique. Seuls quelques périphériques en ont besoin.
Positionne le port physique ou bien le type de matériel qui doit être utilisé par le périphérique. Tous les périphériques ne peuvent pas changer ce réglage, et ceux qui peuvent le faire diffèrent quant aux valeurs qui peuvent leur être assignées. Les valeurs typiques pour sont 10base2 (thin Ethernet), AUI (transceiver externe) et autres. La valeur spéciale auto peut être utilisée pour dire au gestionnaire de périphérique de détecter automatiquement le périphérique. Encore une fois tous les gestionnaires de périphérique ne peuvent faire ceci.
Si une adresse est donnée en argument, positionne l'adresse de protocole de diffusion de l'interface. Autrement, positionne (ou efface) le drapeau IFF_BROADCAST de l'interface.
Autorise le mode point-à-point pour l'interface, ce qui signifie qu'il existe un lien direct entre deux machines sans que quelqu'un d'autre puisse être à l'écoute. Si une adresse est donnée comme argument, positionne l'adresse protocole à l'autre extrémité du lien, tout comme le faisait la commande dstaddr, devenue obsolète. Autrement, positionne ou efface le drapeau IFF_POINTTOPOINT de l'interface.
Positionne l'adresse matérielle de l'interface, si le gestionnaire de périphérique supporte cela. Le mot-clé doit être suivi par le nom de la classe matérielle et l'équivalent ASCII de l'adresse matérielle. Les classes matérielles actuellement supportées sont ether (Ethernet), ax25 5AMPR AX.25), ARCnet et netrom (AMPR NET/ROM).
Positionne le drapeau multicast de l'interface. Normalement on n'en a pas besoin étant donné que les gestionnaires de périphérique positionne eux-mêmes le drapeau correctement.
L'adresse IP que l'on doit assigner à l'interface.
Positionne la longueur de la file de transmission du périphérique. Il est préférable de la mettre à une valeure faible pour les périphériques les plus lents ayant une latence (liens modem, ISDN) pour empêcher que les grosses masses de transferts comme telnet perturbent le trafic sur l'interface.
Vous pouvez utiliser la commande ifconfig pour toutes les interfaces réseau. Quelques programmes utilisateurs comme pppd et dip configurent automatiquement les périphériques en même temps qu'ils les créent, dès lors l'utilisation manuelle de ifconfig n'est pas nécessaire.
Le `Solveur de Noms' (Name Resolver) fait partie de la bibliothèque standard de Linux. Sa première fonction est de convertir des noms d'hôtes compréhensibles par l'homme, comme `ftp.funet.fi' , en adresses IP compréhensibles par une machine, comme 128.214.248.6.
Vous êtes probablement familiers avec l'aspect des noms d'hôtes Internet, mais vous ne savez pas comment ils sont composés ou décomposés. Les noms de domaine Internet sont hiérarchisés par nature, c'est-à-dire qu'ils ont une structure arborescente. Un `domaine' est une famille, ou un groupe de noms. Un `domaine' peut être subdivisé en `sous-domaines'. Un `domaine de premier niveau' est un domaine qui n'est pas un sous-domaine. Les Domaines de Premier Niveau sont spécifiés dans la RFC-920. Quelques exemples :
Organisations Commerciales
Organisations ayant rapport avec l'Éducation
Organisations Gouvernementales (NdT: parfois GOUV en France !)
Organisations Militaires
Autres organisations
Organisations ayant un rapport avec l'internet
il existe des codes de deux lettres qui représentent un pays donné.
Pour des raisons historiques la plupart des domaines appartenant à des domaines qui ne sont pas basés sur des noms de pays sont pour les organisations situées aux États-Unis, bien que les États-Unis aient aussi le code de pays `.us'. Ce n'est plus vrai pour les domaines .com et .org, qui sont couramment utilisés par des sociétés hors des États-Unis.
Chacun de ces domaines de premier niveau possède des sous-domaines. Les domaines de premier niveau fondés sur les noms de pays sont divisés ensuite en sous-domaines basés sur les domaines com, edu, gov, mil et org . Ainsi par exemple, vous finissez par : com.au et gov.au pour des organisations commerciales ou gouvernementales situées en Australie ; notez que ce n'est pas une règle absolue, car les politiques réelles dépendant de l'autorité qui donne les noms pour chaque domaine.
Le niveau de division suivant représente habituellement le nom de l'organisation. Ces sous-domaines sont variables, souvent ils sont fondés sur la structure en départements de l'organisation mais ils peuvent l'être également sur d'autres critères considérés comme rationnels et compréhensibles par les administrateurs réseau de l'organisation.
La partie tout à fait à gauche du nom est toujours le nom unique assigné à la machine hôte et est appelée le nom d'hôte `hostname', la partie de droite du nom est le nom de domaine `domainname' et le nom complet s'appelle le nom de domaine complètement qualifié `Fully Qualified Domain Name' (ou FQDN).
Si l'on examine l'adresse de la machine de Terry par exemple, le nom pleinement qualifié est `perf.no.itg.telstra.com.au'. Cela veut dire que le nom d'hôte est `perf' et le nom de domaine `no.itg.telstra.com.au'. Le nom de domaine est fondé sur un domaine de premier niveau basé sur son pays, l'Australie et comme son adresse électronique appartient à une organisation commerciale nous avons `.com' comme domaine de niveau adjacent. Le nom de la société est (était) `Telstra' et notre structure interne de noms est basé sur la structure organisationnelle, dans mon cas, ma machine appartient à l'Information Technology Group, section Network Operations.
Habituellement, les noms sont beaucoup plus courts ; par exemple, mon fournisseur d'accès à l'internet est ``systemy.it '' et mon organisation à but non lucratif est ``linux.it'', sans sous-domaine com ou org, aussi mon propre hôte est simplement appelé ``morgana.systemy.it'' et rubini@linux.it est une adresse électronique valide. Notez que le propriétaire d'un domaine a le droit d'enregistrer les noms d'hôtes aussi bien que les noms de sous-domaine ; par exemple le Groupe d'Utilisateur Linux auquel j'appartiens utilise le domaine pluto.linux.it, car les propriétaires de linux.it étaient d'accord pour créer un sous-domaine pour ce groupe.
Vous devez connaître le domaine auquel votre nom d'hôte appartient. Le solveur de nom effectue la traduction en faisant appel à un `Serveur de Noms de Domaine'. Vous devez connaître l'adresse IP d'un serveur de nom local que vous pouvez utiliser.
Il y a trois fichiers que vous devez éditer, nous en parlerons chacun à leur tour.
Le fichier /etc/resolv.conf est le fichier principal de configuration de la résolution de noms. Son format est très simple. C'est un fichier texte avec un mot-clé par ligne. Il y a trois mots-clés typiquement utilisés, qui sont :
ce mot-clé indique le nom de domaine local.
ce mot-clé spécifie une liste d'autres noms de domaine pour rechercher un nom d'hôte.
ce mot-clé, qui peut être utilisé plusieurs fois, spécifie l'adresse IP d'un serveur de nom de domaine pour la résolution de noms.
Un exemple de /etc/resolv.conf pourrait ressembler à ceci :
domain maths.wu.edu.au search maths.wu.edu.au wu.edu.au name server 192.168.10.1 name server 192.168.12.1 |
Cet exemple spécifie que le nom de domaine par défaut à ajouter aux noms non qualifiés (c'est-à-dire sans domaine) est maths.wu.edu.au, et que si l'hôte n'est pas trouvé dans ce domaine on peut aussi essayer le domaine wu.edu.au directement. Deux entrées de serveurs de noms sont fournies, chacune d'elles pouvant être appelée par le solveur de noms.
Le fichier /etc/host.conf sert à configurer certaines choses en vue de modifier le comportement du solveur de noms. Son format est décrit en détail dans la page de manuel `resolv+'. Dans le plupart des cas l'exemple suivant vous conviendra :
order hosts,bind multi on |
Cette configuration indique au solveur de nom de vérifier en premier lieu le fichier /etc/hosts avant d'essayer un serveur de noms. Cela permet aussi au résolveur de nom de renvoyer toutes les adresses valables d'un hôte trouvé dans le fichier /etc/hosts au lieu d'en donner simplement la première.
Le fichier /etc/hosts est l'endroit où vous mettez les noms et les adresses IP des hôtes locaux. Si vous mettez un hôte dans ce fichier, alors vous n'avez pas à interroger le serveur de nom de domaine pour obtenir son adresse IP. L'inconvénient est que si l'adresse de cet hôte a changé, vous devez tenir votre fichier à jour. Dans un système bien administré les seuls noms d'hôtes qui apparaissent habituellement sont l'interface loopback, et le nom des hôtes locaux.
# /etc/hosts 127.0.0.1 localhost loopback 192.168.0.1 ma.belle.machine |
Vous pouvez spécifier plus d'un nom d'hôte, comme montré dans la première entrée (qui est standard pour l'interface loopback).
Si vous voulez faire tourner un serveur de nom local, vous pouvez le faire facilement. Voyez le le DNS-HOWTO ainsi que tous les documents inclus dans votre version de BIND (Berkeley Internet Name Domain).
L'interface `loopback' est un type spécial d'interface qui permet de vous connecter à vous-même. Il y a plusieurs raisons pour faire cela. Par exemple si vous voulez faire des essais de logiciel réseau sans interférer avec quelqu'un d'autre sur votre réseau. Par convention, l'adresse IP `127.0.0.1' lui a été assignée. Aussi quelle que soit la machine où vous êtes, si vous ouvrez une connexion telnet vers 127.0.0.1 vous atteindrez toujours l'hôte local.
Configurer l'interface loopback est simple et vous devez vous assurer de l'avoir fait (mais notez que cette tâche est habituellement effectuée par les scripts standards d'initialisation).
root# ifconfig lo 127.0.0.1 root# route add -host 127.0.0.1 lo |
Nous en dirons plus sur la commande route dans le prochain paragraphe.
Le routage est un vaste sujet. On peut écrire de grandes quantités de textes sur ce sujet. La plupart d'entre vous ont besoin d'un simple routage, et certains même de rien du tout. Je ne parlerai que des principes du routage. Si vous voulez plus d'informations je vous suggère de vous reporter aux références fournies en début du document.
Commençons par une définition. Qu'est-ce que le routage IP ? Voici celle que j'utilise :
"Le routage IP est le processus par lequel un hôte, ayant des connexions réseau multiples, décide du chemin par lequel délivrer les datagrammes IP qu'il a reçus."
Il peut être utile d'illustrer cela par un exemple. Imaginez un routeur dans un bureau : il peut avoir un lien PPP sur l'Internet, un certain nombre de segments Ethernet alimentant les stations de travail et un second lien PPP vers un autre bureau. Lorsque le routeur reçoit un datagramme de l'une de ses connexions, le routage est le mécanisme utilisé pour déterminer vers quelle interface il doit renvoyer ce datagramme. De simples hôtes ont besoin aussi de routage, tous les hôtes Internet ayant deux périphériques réseau, l'un étant l'interface loopback décrite auparavant et l'autre est celui qui est utilisé pour parler avec le reste du monde, soit un lien Ethernet, soit une interface série PPP ou SLIP.
Ok, alors comment fonctionne le routage ? Chaque hôte possède une liste spéciale de règles de routage, appelée une table de routage. Cette table contient des colonnes qui contiennent au moins trois champs, le premier étant une adresse de destination, le deuxième étant le nom de l'interface vers lequel le datagramme doit être routé et le troisième, qui est optionnel, l'adresse IP d'une autre machine qui transportera le datagramme vers sa prochaine destination sur le réseau passerelle. Sur Linux vous pouvez voir cette table en utilisant la commande suivante :
user% cat /proc/net/route |
ou bien en utilisant l'une des commandes suivantes :
user% /sbin/route -n user% /sbin/netstat -r |
Le processus de routage est plutôt simple : un datagramme entrant est reçu, l'adresse de destination est examinée et comparée avec chaque entrée de la table. L'entrée qui correspond le mieux à cette adresse est choisie, et le datagramme est renvoyé vers l'interface spécifiée. Si le champ passerelle est rempli, alors le datagramme est renvoyé vers cet hôte via l'interface spécifiée, sinon l'adresse de destination est supposée comme étant sur le réseau supporté par l'interface.
Pour manipuler ce tableau, une commande spéciale est utilisée. Cette commande prend des arguments et les convertit en appels système pour demander au noyau d'ajouter, supprimer ou modifier des entrées dans la table de routage. Cette commande s'appelle `route'.
Un exemple simple. Imaginez que vous ayez un réseau Ethernet. On vous a dit que c'est un réseau classe C avec une adresse de 192.168.1.0. On vous fournit une adresse IP 192.168.1.10 pour votre usage et on vous a dit que 192.168.1.1 est un routeur connecté à l'Internet.
La première étape est de configurer l'interface comme indiqué plus haut. Vous utiliserez la commande :
root# ifconfig eth0 192.168.1.10 netmask 255.255.255.0 up |
Maintenant vous avez besoin d'ajouter une entrée dans la table de routage pour indiquer au noyau que les datagrammes destinés aux hôtes dont les adresses correspondent à 192.168.1.* doivent être dirigés vers le périphérique Ethernet. Vous utiliserez une commande comme ceci :
root# route add -net 192.168.1.0 netmask 255.255.255.0 eth0 |
Notez l'utilisation de l'argument `-net' pour indiquer au programme route que cette entrée est une route réseau. Un autre choix peut être `-host' qui est une route spécifique d'une adresse IP.
Cette route vous permettra d'établir des connexions IP avec tous les hôtes sur votre segment Ethernet. Mais qu'en est-il des hôtes IP qui n'y sont pas ?
Il serait compliqué d'ajouter des routes pour chaque réseau destinataire, aussi il y a une astuce utilisée pour simplifier la tâche. L'astuce est appelée route par `defaut'. La route par defaut s'adapte à toutes les destinations possibles, mais pas très bien, de telle sorte que si il y a une entrée qui correspond à l'adresse requise elle sera utilisée à la place de la route par defaut. L'idée de la route par defaut est simplement de pouvoir dire `et tout le reste va ici'. Dans l'exemple que j'ai inventé, on utilisera une entrée telle que :
root# route add default gw 192.168.1.1 eth0 |
L'argument `gw' indique à la commande route que le prochain argument est l'adresse IP, ou le nom, d'une passerelle (gateway) ou d'une machine routeur vers qui tous les datagrammes correspondant à cette entrée seront dirigés pour routage ultérieur.
Ainsi votre configuration complète sera :
root# ifconfig eth0 192.168.1.10 netmask 255.255.255.0 up root# route add -net 192.168.1.0 netmask 255.255.255.0 eth0 root# route add default gw 192.168.1.1 eth0 |
Si vous regardez bien vos fichiers `rc' qui concernent le réseau vous en trouverez au moins un très semblable à celui-ci. C'est une configuration courante.
Examinons maintenant une configuration un peu plus compliquée. Imaginons que nous configurions le routeur examiné auparavant, celui qui avait un lien PPP vers l'Internet et des segments LAN alimentant des stations de travail dans le bureau. Supposons que ce routeur ait 3 segments Ethernet et un lien PPP. Notre configuration de routage ressemblerait à ceci :
root# route add -net 192.168.1.0 netmask 255.255.255.0 eth0 root# route add -net 192.168.2.0 netmask 255.255.255.0 eth1 root# route add -net 192.168.3.0 netmask 255.255.255.0 eth2 root# route add default ppp0 |
Chacune des stations de travail utilisera le format plus simple décrit ci-dessus, seul le routeur aura besoin d'indiquer les routes réseau séparément car pour les stations de travail le mécanisme de routage par defaut les capturera toutes, laissant au routeur le soin de les séparer de manière appropriée. Vous pouvez vous demander pourquoi la route par défaut n'utilise pas `gw'. La raison en est très simple : les protocoles de lien série comme PPP et SLIP ont seulement deux hôtes sur leur réseau, un à chaque bout. Spécifier à l'hôte que l'autre bout de la liaison est une passerelle est sans objet et redondant, car il n'a pas d'autre choix, aussi vous n'avez pas à indiquer de passerelle pour ce type de connexions réseau. Les autres types comme Ethernet, arcnet ou token ring ont besoin que l'on indique une passerelle car ces réseaux supportent un grand nombre d'hôtes.
La configuration de routage décrite ci-dessus est bien adaptée aux réseaux simples où il n'y a que des chemins uniques entre les destinations. Lorsque vous avez un réseau plus complexe les choses deviennent plus compliquées. Heureusement pour la plupart d'entre vous, ce ne sera pas le cas.
Le gros problème est qu'avec le `routage manuel' ou `routage statique' comme décrit ci-dessus, si une machine ou un lien tombe en panne dans le réseau, alors la seule façon de diriger vos datagrammes vers un autre chemin, s'il existe, est d'intervenir manuellement et d'exécuter les commandes adéquates. Naturellement c'est lourd, lent, peu pratique et source de risques. Des techniques variées ont été développées pour régler automatiquement les tables de routage dans le cas d'incidents sur un réseau où il y a plusieurs routes possibles, toutes ces techniques étant regroupées sous le nom de `protocoles de routage dynamique'.
Vous avez peut-être entendu parler des plus courants. Ce sont RIP (Routing Information Protocol) et OSPF (Open Shortest Path First Protocol). RIP est très souvent utilisé sur les petits ou moyens réseaux d'entreprise. L'OPSF est plus moderne et plus apte à gérer de grands réseaux et mieux adapté dans le cas où il y a un grand nombre de chemins possibles à travers le réseau. Les implémentations usuelles de ces protocoles sont : `routed' - RIP, et `gated' - RIP, OSPF et autres. Le programme `routed' est normalement fourni avec votre distribution Linux ou est inclus dans la paquetage `NetKit' décrit auparavant.
Un exemple pour vous montrer comment et où vous pouvez utiliser un protocole de routage dynamique ressemblerait à ceci :
192.168.1.0 / 192.168.2.0 /
255.255.255.0 255.255.255.0
- -
| |
| /- - -\ /- - -\ |
| | |ppp0 // ppp0| | |
eth0 |- -| A |- - - //- - - - -| B |- -| eth0
| | | // | | |
| \- - -/ \- - -/ |
| \ ppp1 ppp1 / |
- \ / -
\ /
\ /
\ /
\ /
\ /
\ /
\ /
\ /
ppp0\ /ppp1
/- - -\
| |
| C |
| |
\- - -/
|eth0
|
|- - - - -|
192.168.3.0 /
255.255.255.0
|
Nous avons trois routeurs A, B et C. Chacun supporte un segment Ethernet avec un réseau IP de classe C (masque de réseau 255.255.255.0). Chaque routeur a également une liaison PPP vers chacun des autres routeurs. Ce réseau forme un triangle.
Il est évident que la table de routage sur le routeur A ressemble à ceci :
root# route add -net 192.168.1.0 netmask 255.255.255.0 eth0 root# route add -net 192.168.2.0 netmask 255.255.255.0 ppp0 root# route add -net 192.168.3.0 netmask 255.255.255.0 ppp1 |
Cela fonctionnera bien jusqu'à ce que le lien entre A et B tombe en panne. Les hôtes sur le segment A (voir le diagramme ci-dessus) ne peuvent pas atteindre les hôtes sur le segment B : leurs datagrammes seront dirigés sur le lien ppp0 du routeur A qui est rompu. Ils pourront encore continuer à parler aux hôtes du segment C, et les hôtes du segment C pourront toujours parler à ceux du segment B car la liaison reste intacte.
Si A peut parler à C et si C peut toujours parler à B, pourquoi A ne routerait-il pas ses datagrammes pour B via C, et laisser ensuite C les envoyer à B ? C'est exactement le type de problèmes que les protocoles de routage dynamique comme RIP sont en mesure de résoudre. Si chacun des routeurs A, B et C utilisent un démon de routage (NdT: démon est une francisation familière du vocable informatique anglais daemon, qui signifie Disk And Extension MONitor, c'est à dire qui n'est pas invoqué manuellement mais attend en tâche de fond que quelque chose se passe, que quelque condition se produise. Ce terme fut introduit au départ sous CTSS (Compatible Time Sharing System), un ancêtre du système MULTICS, lui-même parent d'UNIX (voir la traduction de René Cougnenc de `Le système Linux' de M. Welsh et L. Kaufman chez O'Reilly International Thomson), alors leurs tables de routage seront automatiquement réglées pour refléter le nouvel état du réseau même si l'une des liaisons est défectueuse. Configurer un tel réseau est simple, sur chaque routeur vous devez seulement faire deux choses. Dans ce cas, pour le routeur A :
root# route add -net 192.168.1.0 netmask 255.255.255.0 eth0 root# /usr/sbin/routed |
Le démon de routage `routed' trouve automatiquement tous les ports actifs vers le réseau quand il démarre et écoute tous les messages sur chacun des périphériques réseau ce qui lui permet de déterminer et de mettre à jour sa table de routage.
C'était une très brève explication du routage dynamique et de son utilisation. Si vous voulez d'avantage d'explications reportez-vous aux références listées en début de document.
Les points importants relatifs au routage dynamique sont :
Vous n'avez besoin d'utiliser un démon de routage dynamique que quand votre machine Linux peut choisir entre plusieurs routes pour une destination donnée. C'est la cas par exemple lorsque vous envisagez d'utiliser IP masquerade.
Le démon de routage dynamique modifiera automatiquement votre table de routage pour tenir compte des changements survenus dans votre réseau.
RIP est adapté aux réseaux de petite et moyenne taille.
Les serveurs de réseau et les services sont des programmes qui permettent à un utilisateur distant de devenir utilisateur de votre machine Linux. Les programmes serveurs sont à l'écoute des ports réseau. Les ports réseau permettent de demander un service particulier à un hôte particulier et de faire la différence entre une connexion telnet entrante et une connexion ftp entrante. L'utilisateur distant établit une connexion réseau avec votre machine puis le programme serveur, ou démon de réseau, à l'écoute du port, accepte la connexion et s'exécute. Il y a deux façons d'opérer pour les démons de réseau. Les deux sont couramment utilisés en pratique. Ce sont :
le programme démon écoute le port réseau désigné et lorsqu'il y a une connexion, il prend lui-même la connexion en charge pour fournir le service.
le serveur inetd est un programme démon spécial spécialisé dans la conduite des connexions réseau. Il possède un fichier de configuration qui indique quel programme doit être utilisé lorsqu'une connexion entrante est reçue. Chacun des ports service doit être configuré soit avec le protocole tcp, soit avec le protocole udp. Les ports sont décrits dans un autre fichier dont nous parlerons plus tard.
Il existe deux fichiers importants qui doivent être configurés : /etc/services qui assigne des noms aux numéros de port et /etc/inetd.conf qui sert pour la configuration du démon de réseau inetd .
Le fichier /etc/services est une simple base de données qui associe des noms compréhensibles par l'homme à des ports service compréhensibles par la machine. Son format est tout à fait simple. Le fichier est un fichier texte dont chaque ligne représente une entrée de la base de données. Chaque entrée comprend trois champs séparés par des caractères espace ou tabulation. Ces champs sont :
nom port/protocole alias # commentaire
un simple mot qui représente le service décrit.
ce champ est divisé en deux.
un nombre qui spécifie le numéro de port où le service désigné sera disponible. La plupart des services ont des numéros assignés. Ils sont décrits dans la RFC-1340.
c'est soit tcp soit udp.
Il est important de noter qu'une entrée comme 18/tcp est très différente de 18/udp et qu'il n'y a pas de raisons techniques que le même service existe sur les deux. Normalement le bon sens prévaut et c'est vraiment pour un service particulier disponible à la fois sur tcp et udp que vous verrez une entrée pour les deux..
Autres noms qui peuvent être utilisés pour se référer à un service.
Tout texte apparaissant après le caractère `#' est ignoré et traité comme commentaire.
Toutes les distributions récentes de Linux fournissent un bon fichier /etc/services. Juste au cas où vous construiriez tout depuis le départ, voici une copie du fichier /etc/services fourni avec l'ancienne distribution Debian .
# /etc/services: # $Id: Net-HOWTO.sgml,v 1.1.1.1 2001/01/17 19:55:16 lx Exp $ # # Network services, Internet style # # Notez que c'est la politique actuelle de l'IANA d'assigner un seul numéro # de port à la fois pour TCP et UDP; ainsi, la plupart des ports ont deux # entrées même si le protocole ne supporte pas UDP. # Mis à jour d'après la RFC 1340, ``Assigned Numbers'' (Juillet 1992). # Il n'y a pas tous les ports, seulement les plus courants. tcpmux 1/tcp # TCP port service multiplexer echo 7/tcp echo 7/udp discard 9/tcp sink null discard 9/udp sink null systat 11/tcp users daytime 13/tcp daytime 13/udp netstat 15/tcp qotd 17/tcp QUOTE msp 18/tcp # message send protocol msp 18/udp # message send protocol chargen 19/tcp ttytst source chargen 19/udp ttytst source ftp-data 20/tcp ftp 21/tcp ssh 22/tcp # SSH Remote Login Protocol ssh 22/udp # SSH Remote Login Protocol telnet 23/tcp # 24 - private smtp 25/tcp mail # 26 - non assigné time 37/tcp timserver time 37/udp timserver rlp 39/udp resource # resource location nameserver 42/tcp name # IEN 116 whois 43/tcp nicname re-mail-ck 50/tcp # Remote Mail Checking Protocol re-mail-ck 50/udp # Remote Mail Checking Protocol domain 53/tcp nameserver # name-domain server domain 53/udp nameserver mtp 57/tcp # deprecated bootps 67/tcp # BOOTP server bootps 67/udp bootpc 68/tcp # BOOTP client bootpc 68/udp tftp 69/udp gopher 70/tcp # Internet Gopher gopher 70/udp rje 77/tcp netrjs finger 79/tcp www 80/tcp http # WorldWideWeb HTTP www 80/udp # HyperText Transfer Protocol link 87/tcp ttylink kerberos 88/tcp kerberos5 krb5 # Kerberos v5 kerberos 88/udp kerberos5 krb5 # Kerberos v5 supdup 95/tcp # 100 - reserve hostnames 101/tcp hostname # usually from sri-nic iso-tsap 102/tcp tsap # part of ISODE. csnet-ns 105/tcp cso-ns # also used by CSO name server csnet-ns 105/udp cso-ns rtelnet 107/tcp # Remote Telnet rtelnet 107/udp pop-2 109/tcp postoffice # POP version 2 pop-2 109/udp pop-3 110/tcp # POP version 3 pop-3 110/udp sunrpc 111/tcp portmapper # RPC 4.0 portmapper TCP sunrpc 111/udp portmapper # RPC 4.0 portmapper UDP auth 113/tcp authentication tap ident sftp 115/tcp uucp-path 117/tcp nntp 119/tcp readnews untp # USENET News Transfer Protocol ntp 123/tcp ntp 123/udp # Network Time Protocol netbios-ns 137/tcp # NETBIOS Name Service netbios-ns 137/udp netbios-dgm 138/tcp # NETBIOS Datagram Service netbios-dgm 138/udp netbios-ssn 139/tcp # NETBIOS session service netbios-ssn 139/udp imap2 143/tcp # Interim Mail Access Proto v2 imap2 143/udp snmp 161/udp # Simple Net Mgmt Proto snmp-trap 162/udp snmptrap # Traps for SNMP cmip-man 163/tcp # ISO mgmt over IP (CMOT) cmip-man 163/udp cmip-agent 164/tcp cmip-agent 164/udp xdmcp 177/tcp # X Display Mgr. Control Proto xdmcp 177/udp nextstep 178/tcp NeXTStep NextStep # NeXTStep window nextstep 178/udp NeXTStep NextStep # server bgp 179/tcp # Border Gateway Proto. bgp 179/udp prospero 191/tcp # Cliff Neuman's Prospero prospero 191/udp irc 194/tcp # Internet Relay Chat irc 194/udp smux 199/tcp # SNMP Unix Multiplexer smux 199/udp at-rtmp 201/tcp # AppleTalk routing at-rtmp 201/udp at-nbp 202/tcp # AppleTalk name binding at-nbp 202/udp at-echo 204/tcp # AppleTalk echo at-echo 204/udp at-zis 206/tcp # AppleTalk zone information at-zis 206/udp z3950 210/tcp wais # NISO Z39.50 database z3950 210/udp wais ipx 213/tcp # IPX ipx 213/udp imap3 220/tcp # Interactive Mail Access imap3 220/udp # Protocol v3 ulistserv 372/tcp # UNIX Listserv ulistserv 372/udp # # services spécifiques à UNIX # exec 512/tcp biff 512/udp comsat login 513/tcp who 513/udp whod shell 514/tcp cmd # no passwords used syslog 514/udp printer 515/tcp spooler # line printer spooler talk 517/udp ntalk 518/udp route 520/udp router routed # RIP timed 525/udp timeserver tempo 526/tcp newdate courier 530/tcp rpc conference 531/tcp chat netnews 532/tcp readnews netwall 533/udp # -for emergency broadcasts uucp 540/tcp uucpd # uucp daemon remotefs 556/tcp rfs_server rfs # Brunhoff remote filesystem klogin 543/tcp # Kerberized `rlogin' (v5) kshell 544/tcp krcmd # Kerberized `rsh' (v5) kerberos-adm 749/tcp # Kerberos `kadmin' (v5) # webster 765/tcp # Network dictionary webster 765/udp # # D'après ``Assigned Numbers'' : # #> Les Ports Enregistrés ne sont pas contrôlés par l'IANA et peuvent être #> utilisés sur la plupart des systèmes par des processus ordinaires #> ou des programmes exécutés par des utilisateurs ordinaires. # #>Les ports sont utilisés dans le TCP [45,106] pour nommer les extrémités #> des connexions logiques qui transportent les conversations de longue #> durée. Pour offrir des services à des utilisateurs non connus, un port #> de service pour contact a été défini. Cette liste spécifie le port utilisé #> par le processus serveur ainsi que son port de contact. Comme l'IANA ne peut #> contrôler l'usage de ces ports, on donne ici une liste d'utilisation #> de ces ports pour être agréable à la communauté. # ingreslock 1524/tcp ingreslock 1524/udp prospero-np 1525/tcp # Prospero non-privileged prospero-np 1525/udp rfe 5002/tcp # Radio Free Ethernet rfe 5002/udp # Actually uses UDP only bbs 7000/tcp # BBS service # # # services Kerberos (Project Athena/MIT) # Notez que ceux-ci sont pour Kerberos v4, et ne sont pas officiels. Les sites # tournant sous v4 doivent utiliser ceux-ci et annuler les entrées v5 ci-dessus. # kerberos4 750/udp kdc # Kerberos (server) udp kerberos4 750/tcp kdc # Kerberos (server) tcp kerberos_master 751/udp # Kerberos authentication kerberos_master 751/tcp # Kerberos authentication passwd_server 752/udp # Kerberos passwd server krb_prop 754/tcp # Kerberos slave propagation krbupdate 760/tcp kreg # Kerberos registration kpasswd 761/tcp kpwd # Kerberos "passwd" kpop 1109/tcp # Pop with Kerberos knetd 2053/tcp # Kerberos de-multiplexor zephyr-srv 2102/udp # Zephyr server zephyr-clt 2103/udp # Zephyr serv-hm connection zephyr-hm 2104/udp # Zephyr hostmanager eklogin 2105/tcp # Kerberos encrypted rlogin # # Services non officiels mais nécessaires (pour NetBSD) # supfilesrv 871/tcp # SUP server supfiledbg 1127/tcp # SUP debugging # # Services protocole de délivrance de datagrammes # rtmp 1/ddp # Routing Table Maintenance Protocol nbp 2/ddp # Name Binding Protocol echo 4/ddp # AppleTalk Echo Protocol zip 6/ddp # Zone Information Protocol # # Services Debian GNU/Linux rmtcfg 1236/tcp # Gracilis Packeten remote config server xtel 1313/tcp # french minitel cfinger 2003/tcp # GNU Finger postgres 4321/tcp # POSTGRES mandelspawn 9359/udp mandelbrot # network mandelbrot # Services locaux |
Dans la réalité, le fichier augmente toujours en taille au fur et à mesure que de nouveaux services apparaissent. Si vous craignez que votre copie soit incomplète, je vous suggère de copier un nouveau fichier /etc/services provenant d'une distribution récente.
Le fichier /etc/inetd.conf est le fichier de configuration du serveur démon inetd . Il sert à dire à inetd ce qu'il doit faire lorsqu'il reçoit une demande de connexion pour un service particulier. Pour les services où vous acceptez une connexion vous devez dire à inetd quel démon serveur de réseau doit tourner, et comment.
Son format est aussi très simple. C'est un fichier texte dont chaque ligne décrit un service que vous voulez fournir. Tout texte suivant un `#' est ignoré et considéré comme commentaire. Chaque ligne contient sept champs séparés par un nombre quelconque d'espaces (espace ou tabulation). Le format général est comme suit :
service type_de_socket protocole drapeaux utilisateur chemin arguments |
est le nom de service applicable à cette configuration, pris dans le fichier /etc/services.
ce champ décrit le type de socket que cette entrée considère comme pertinent. Voici les valeurs qui sont autorisées : stream, dgram, raw, rdm, ou seqpacket. C'est un peu technique par nature, mais par expérience, presque tous les services basés sur tcp utilisent stream et presque tous les services basés sur udp utilisent dgram. Il n'y a que quelques types de serveurs démons spéciaux utilisant d'autres valeurs.
le protocole considéré comme valide pour cette entrée. Il doit correspondre à l'entrée appropriée dans le fichier /etc/services et sera donc soit tcp soit udp. Les serveurs basés sur Sun RPC (Remote Procedure Call) utilisent rpc/tcp ou rpc/udp.
il n'y a en fait que deux valeurs pour ce champ. Celles-ci disent à inetd si le programme serveur réseau libère le socket aprés démarrage, et donc si inetd peut prendre en compte une des prochaines demandes de connexion, ou bien si inetd doit attendre qu'un autre démon serveur tournant déjà prenne en charge la nouvelle demande de connexion. C'est encore compliqué, mais en pratique tous les serveurs tcp doivent avoir cette entrée positionnée sur nowait et la plupart des serveurs udp ont cette entrée positionnée sur wait. Attention il y a quelques exceptions notables, laissez vous guider par l'exemple suivant si vous n'êtes pas sûrs.
ce champ décrit quel compte utilisateur extrait de /etc/passwd sera considéré comme propriétaire du démon réseau lorsqu'il est lancé. C'est très utile lorsque vous voulez vous protéger contre les trous de sécurité. Vous pouvez mettre nobody comme utilisateur pour une entrée si bien que dans le cas où le réseau comporte une brèche, les dommages éventuels seront minimisés. Cependant habituellement ce champ est réglé sur root, car de nombreux serveurs ont besoin des privilèges de root pour tourner correctement.
ce champ est le véritable chemin d'accès au programme.
ce champ correspond au reste de la ligne et est optionnel. Il sert à indiquer les arguments de commande que vous voulez passer au programme serveur au lancement.
Comme pour le fichier /etc/services, toutes les distributions modernes incluent un bon fichier /etc/inetd.conf pour pouvoir travailler. Ici, pour être complet , vous trouverez le fichier /etc/inetd.conf de la distribution Debian.
# /etc/inetd.conf: voir inetd(8) pour d'autres informations. # # Base de données pour la configuration d'un serveur Internet # # # Modifié pour Debian par Peter Tobias <tobias@et-inf.fho-emden.de> # # <service_name> <sock_type> <proto> <flags> <user> <server_path> <args> # # Services internes # #echo stream tcp nowait root internal #echo dgram udp wait root internal discard stream tcp nowait root internal discard dgram udp wait root internal daytime stream tcp nowait root internal daytime dgram udp wait root internal #chargen stream tcp nowait root internal #chargen dgram udp wait root internal time stream tcp nowait root internal time dgram udp wait root internal # # Services standards. # telnet stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.telnetd ftp stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.ftpd #fsp dgram udp wait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.fspd # # Shell, login, exec et talk sont des protocoles BSD. # shell stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.rshd login stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.rlogind #exec stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.rexecd talk dgram udp wait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.talkd ntalk dgram udp wait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.ntalkd # # Services Mail, news et uucp. # smtp stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.smtpd #nntp stream tcp nowait news /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.nntpd #uucp stream tcp nowait uucp /usr/sbin/tcpd /usr/lib/uucp/uucico #comsat dgram udp wait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.comsat # # Pop et autres # #pop-2 stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.pop2d #pop-3 stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.pop3d # # `cfinger' est le serveur finger GNU de Debian. (NOTE : L'implémentation # habituelle du démon `finger' permet de le faire tourner avec `root'.) # #cfinger stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.cfingerd #finger stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.fingerd #netstat stream tcp nowait nobody /usr/sbin/tcpd /bin/netstat #systat stream tcp nowait nobody /usr/sbin/tcpd /bin/ps -auwwx # # Le service tftp est fourni principalement pour démarrer. La plupart des sites # l'utilisent seulement sur les machines servant de `serveurs de boot'. # #tftp dgram udp wait nobody /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.tftpd #tftp dgram udp wait nobody /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.tftpd /boot #bootps dgram udp wait root /usr/sbin/bootpd bootpd -i -t 120 # # Services Kerberos (ils doivent probablement être corrigés) # #klogin stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.rlogind -k #eklogin stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.rlogind -k -x #kshell stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.rshd -k # # Services tournant UNIQUEMENT sur Kerberos (doivent être probablement corrigés) # #krbupdate stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/registerd #kpasswd stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/kpasswdd # # Services RPC # #mountd/1 dgram rpc/udp wait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/rpc.mountd #rstatd/1-3 dgram rpc/udp wait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/rpc.rstatd #rusersd/2-3 dgram rpc/udp wait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/rpc.rusersd #walld/1 dgram rpc/udp wait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/rpc.rwalld # # Fin de inetd.conf. ident stream tcp nowait nobody /usr/sbin/identd identd -i |
Il y a de nombreux fichiers relatifs à la configuration réseau sous Linux et qui sont susceptibles de vous intéresser. Vous n'aurez jamais à modifier ces fichiers, mais il est utile de les décrire pour que vous sachiez ce qu'ils contiennent et quelle est leur utilité.
Le fichier /etc/protocols est une base de données qui donne la relation des numéros id de protocole avec leurs noms. Il est utilisé par les programmeurs pour leur permettre de spécifier les protocoles par leur nom dans les programmes et aussi par quelques programmes tels que tcpdump pour pouvoir afficher en sortie des noms au lieu de chiffres. La syntaxe générale de ce fichier est :
nom du protocole numéro alias |
Le fichier /etc/protocols fourni avec la distribution Debian est le suivant :
# /etc/protocols: # $Id: Net-HOWTO.sgml, v 1.1.1.1 2001/01/17 19:55:16 lx Exp $ # # Protocoles Internet (IP) # # d'après: @(#)protocols 5.1 (Berkeley) 4/17/89 # # Mise à jour pour NetBSD basee sur la RFC 1340, Assigned Numbers (July 1992). ip 0 IP # internet protocol, pseudo protocol number icmp 1 ICMP # internet control message protocol igmp 2 IGMP # Internet Group Management ggp 3 GGP # gateway-gateway protocol ipencap 4 IP-ENCAP # IP encapsulated in IP (officially ``IP'') st 5 ST # ST datagram mode tcp 6 TCP # transmission control protocol egp 8 EGP # exterior gateway protocol pup 12 PUP # PARC universal packet protocol udp 17 UDP # user datagram protocol hmp 20 HMP # host monitoring protocol xns-idp 22 XNS-IDP # Xerox NS IDP rdp 27 RDP # "reliable datagram" protocol iso-tp4 29 ISO-TP4 # ISO Transport Protocol class 4 xtp 36 XTP # Xpress Tranfer Protocol ddp 37 DDP # Datagram Delivery Protocol idpr-cmtp 39 IDPR-CMTP # IDPR Control Message Transport rspf 73 RSPF # Radio Shortest Path First. vmtp 81 VMTP # Versatile Message Transport ospf 89 OSPFIGP # Open Shortest Path First IGP ipip 94 IPIP # Yet Another IP encapsulation encap 98 ENCAP # Yet Another IP encapsulation |
Le fichier /etc/networks a une fonction similaire au fichier /etc/hosts. Il fournit une simple base de données de noms de réseau avec des adresses. Son format diffère en ce qu'il n'y a que deux champs par ligne, et que ces champs sont codés comme ceci :
Nom du réseau adresse de réseau |
Un exemple :
loopnet 127.0.0.0 localnet 192.168.0.0 amprnet 44.0.0.0 |
Vous obtiendrez le nom du réseau (et NON son adresse) en utilisant une commande telle que route dans l'exemple suivant : la destination est un réseau, et ce réseau possède une entrée dans le fichier /etc/networks.
Laissez-moi commencer ce paragraphe en vous avertissant que la sécurisation de votre machine et du réseau contre les attaques pernicieuses est un art complexe. Je ne me considère pas du tout comme un expert dans ce domaine et bien que les mécanismes que je vais décrire puissent vous aider, si vous êtes préoccupés par la sécurité, alors je vous recommande d'effectuer vous-même des recherches sur le sujet. Il existe un grand nombre d'excellentes références sur l'Internet qui traitent du sujet, y compris le Security-HOWTO
Une importante règle pratique est : `N'utilisez pas de serveurs dont vous n'avez pas besoin'. Un grand nombre de distributions sont livrées avec tout un tas de services déjà configurés et démarrant automatiquement. Pour assurer quand même un minimum de sécurité vous devriez aller dans votre fichier /etc/inetd.conf et retirez (placez un `#' au début de la ligne) toute entrée que vous ne comptez pas utiliser. De bons candidats sont : shell, login, exec, uucp, ftp, et les services informatifs tels que finger, netstat and systat.
Il y a plein de sortes de sécurité et de mécanismes de contrôle d'accès ; je vais décrire les plus élémentaires.
Le fichier /etc/ftpusers est un mécanisme simple qui vous permet d'interdire l'accès de votre machine à certains utilisateurs de ftp. Il est lu par le programme démon (ftpd) lorsqu'une connexion ftp est reçue. Le fichier est une simple liste d'utilisateurs qui ne peuvent pas se connecter. Il ressemble à :
# /etc/ftpusers - utilisateurs ne pouvant pas se connecter par ftp root uucp bin mail |
Le fichier /etc/securetty vous permet de spécifier sur quels fichiers de périphériques tty root a le droit de se connecter. Le fichier /etc/securetty est lu par le programme de connexion (habituellement /bin/login). Son format est une liste de fichiers de périphériques tty autorisés (sur tous les autres root ne peut se connecter) :
# /etc/securetty - consoles où root peut se connecter tty1 tty2 tty3 tty4 |
Le programme tcpd que vous avez vu dans le fichier /etc/inetd.conf fournit les mécanismes de contrôle d'accès et de connexion aux services qu'il a pour but de protéger.
Lorsqu'il est invoqué par le programme inetd, il lit deux fichiers contenant les règles d'accès et il autorise ou interdit l'accès au serveur qu'il protège.
Il cherche dans ces deux fichiers jusqu'à ce qu'il trouve une correspondance. S'il n'en trouve pas il suppose que l'accès est autorisé. Il recherche dans l'ordre suivant : /etc/hosts.allow, /etc/hosts.deny. Je décrirai chacun d'eux plus tard. Pour une description complète référez-vous aux pages de manuel appropriées (hosts_access(5) est un bon point de départ).
Le fichier /etc/hosts.allow est un fichier de configuration du programme /usr/sbin/tcpd. Il contient les hôtes dont l'accès est autorisé (allowed) et qui peuvent donc utiliser un service de votre machine.
Le format du fichier est très simple :
# /etc/hosts.allow # # <liste des services>: <liste des hôtes> [: commande] |
c'est une liste de serveurs, séparés par des virgules, auxquels les règles d'accès s'appliquent. Exemples de serveur : ftpd, telnetd, et fingerd.
c'est une liste de noms d'hôtes, séparés par des virgules (vous pouvez utiliser également des adresses IP). Vous pouvez en plus spécifier des noms d'hôtes ou des adresses IP avec des jokers pour obtenir des groupes d'hôtes. Des exemples : gw.vk2ktj.ampr.orgi pour un hôte spécifique, .uts.edu.au pour tous les hôtes se terminant par cette chaîne , 44. pour toutes les adresses IP commençant par ces chiffres. Il y a quelques expressions pour simplifier la configuration, parmi lesquelles : ALL pour tous les hôtes, LOCAL pour tout hôte dont le nom ne contient pas de `.' c'est à dire appartenant au même domaine que votre machine, et PARANOID pour tout hôte dont le nom ne correspond pas avec son adresse (tricherie dans le nom). Il y a enfin une expression qui peut être utile. Il s'agit de EXCEPT qui vous permet de fournir une liste avec des exceptions. Nous verrons un exemple plus tard.
c'est un paramètre optionnel. Ce paramètre est le nom complet d'une commande (avec son répertoire) qui sera exécutée chaque fois qu'il y aura correspondance. Ce peut être par exemple une commande qui essaiera d'identifier qui se connecte, ou de générer un message par courrier ou tout message d'alerte pour l'administrateur système avertissant que quelqu'un est en train de se connecter. On peut y inclure des extensions, par exemple : %h donnera le nom de l'hôte qui se connecte ou bien son adresse s'il n'a pas de nom , %d le programme démon appelé.
Un exemple :
# /etc/hosts.allow # # Permet à tout le monde d'utiliser le courrier in.smtpd: ALL # telnet et ftp pour les hôtes de mon domaine et my.host.at.home. telnetd, ftpd: LOCAL, myhost.athome.org.au # finger pour tout le monde, mais garde une trace de l'identité. fingerd: ALL: (finger @%h | mail -s "finger from %h" root) |
Le fichier /etc/hosts.deny est un fichier de configuration du programme /usr/sbin/tcpd. Ce fichier contient les hôtes qui n'ont pas l'autorisation d'accéder à l'un des services de votre machine.
Un exemple simple ressemblerait à ceci :
# /etc/hosts.deny # # Interdit l'acces aux hotes ayant des noms suspects ALL: PARANOID # # Interdit l'acces a tous les hotes ALL: ALL |
L'entrée PARANOID est en fait redondante car l'autre entrée interdit tous les cas. L'une ou l'autre entrée devrait convenir, en fonction de vos besoins particuliers.
Mettre ALL: ALL par défaut dans le fichier /etc/hosts.deny puis autoriser certains services, en liaison avec les hôtes que vous avez choisis, dans le fichier /etc/hosts.allow, est la configuration la plus sûre.
Le fichier hosts.equiv est utilisé pour concéder à certains hôtes des droits d'accès leur permettant d'avoir un compte sur votre machine sans fournir de mot de passe. Cela est utile dans un environnement sécurisé où vous contrôlez toutes les machines, sinon ce peut être très risqué. Votre machine est aussi sûre que le moins sûr de vos hôtes de confiance. Pour augmenter la sécurité, n'utilisez pas cette possiblité et encouragez vos utilisateurs à ne pas utiliser le fichier .rhosts.
Un grand nombre de sites sont intéressés à avoir un serveur ftp anonyme pour permettre aux autres de transférer et de récupérer des fichiers sans avoir besoin d'une identification spéciale. Si vous décidez d'offrir ce service soyez certains de configurer votre démon ftp de manière adéquate pour les accès anonymes. La plupart des pages de manuel dédiées à ftpd(8) décrivent tous les détails pour y arriver. Vous devez toujours vous assurer que vous avez bien suivi les instructions. Un règle importante est de ne pas utiliser une copie de votre fichier /etc/passwd dans le répertoire /etc du compte anonyme. Soyez sûrs d'avoir éliminé tous les détails des comptes exceptés ceux qui sont nécessaires, autrement vous serez vulnérables vis à vis de ceux qui maîtrisent les techniques de mise en pièces des mots de passe.
Ne pas permettre aux datagrammes d'atteindre votre machine ou les serveurs est un excellent moyen de sécurisation. Ceci est abordé en profondeur dans le Firewall-HOWTO et (de manière plus concise) plus loin dans ce document.
Voici d'autres suggestions, potentiellement religieuses, à prendre en considération :
en dépit de sa popularité, le démon sendmail apparaît avec une effrayante régularité dans les mises en garde concernant la sécurité. Faites comme vous voulez, mais j'ai choisi de ne pas l'utiliser.
soyez circonspects avec eux. Il y a toutes sortes d'exploits possibles avec ces services. Il est difficile de trouver une option pour les services tels que NFS, mais si vous les configurez, soyez prudents envers ceux à qui vous accordez des droits.
Cette section traite d'informations spécifiques sur Ethernet et la configuration des cartes Ethernet.
3Com 3c501 - `à fuir comme la peste' (gestionnaire 3c501)
3Com 3c503 (gestionnaire 3c503), 3c505 (gestionnaire 3c505), 3c507 (gestionnaire 3c507), 3c509/3c509B (ISA) / 3c579 (EISA)
3Com Etherlink III Vortex Ethercards (3c590, 3c592, 3c595, 3c597) (PCI), 3Com Etherlink XL Boomerang (3c900, 3c905) (PCI) et Cyclone (3c905B, 3c980) Ethercards (gestionnaire 3c59x) et 3Com Fast EtherLink Ethercard (3c515) (ISA) (gestionnaire 3c515)
3Com 3ccfe575 Cyclone Cardbus (gestionnaire 3c59x)
3Com 3c575 series Cardbus (gestionnaire 3c59x) (ALL PCMCIA ??)
AMD LANCE (79C960) / PCnet-ISA/PCI (AT1500, HP J2405A, NE1500/NE2100)
ATT GIS WaveLAN
Allied Telesis AT1700
Allied Telesis LA100PCI-T
Allied Telesyn AT2400T/BT (module "ne")
Ansel Communications AC3200 (EISA)
Apricot Xen-II / 82596
Danpex EN-9400
DEC DE425 (EISA) / DE434/DE435 (PCI) / DE450/DE500 (gestionnaire DE4x5)
DEC DE450/DE500-XA (dc21x4x) (gestionnaire Tulip)
DEC DEPCA et EtherWORKS
DEC EtherWORKS 3 (DE203, DE204, DE205)
DECchip DC21x4x "Tulip"
DEC QSilver's (Gestionnaire Tulip)
Digi International RightSwitch
DLink DE-220P, DE-528CT, DE-530+, DFE-500TX, DFE-530TX
Fujitsu FMV-181/182/183/184
HP PCLAN (séries 27245 et 27xxx)
HP PCLAN PLUS (27247B et 27252A)
HP 10/100VG PCLAN (J2577, J2573, 27248B, J2585) (ISA/EISA/PCI)
ICL EtherTeam 16i / 32 (EISA)
Intel EtherExpress
Intel EtherExpress Pro
KTI ET16/P-D2, ET16/P-DC ISA (fonctionne sans cavaliers et avec des options de configuration matérielles)
Macromate MN-220P (PnP or NE2000 mode)
NCR WaveLAN
NE2000/NE1000 (attention aux clônes)
Netgear FA-310TX (puce Tulip)
New Media Ethernet
PureData PDUC8028, PDI8023
SEEQ 8005
SMC Ultra / EtherEZ (ISA)
SMC 9000 series
SMC PCI EtherPower 10/100 (gestionnaire DEC Tulip)
SMC EtherPower II (gestionnaire epic100.c)
Adaptateurs Sun LANCEs (noyau kernel 2.2 et suivants)
Adaptateurs Sun Intel (noyaux kernel 2.2 et suivants)
Schneider et Koch G16
Western Digital WD80x3
Adaptateur intégré Zenith Z-Note / IBM ThinkPad 300
Ensemble Znyx 312 (gestionnaire Tulip)
Les noms de périphériques Ethernet sont `eth0', `eth1', `eth2' etc. La première carte détectée par le noyau devient `eth0' et le reste est nommé dans l'ordre de détection.
Une fois que vous avez compilé convenablement votre noyau pour supporter les cartes Ethernet, la configuration des cartes est aisée.
Typiquement vous faites ainsi (ce que la plupart des distributions font automatiquement pour vous, si vous les avez configurées pour supporter votre carte ethernet) :
root# ifconfig eth0 192.168.0.1 netmask 255.255.255.0 up root# route add -net 192.168.0.0 netmask 255.255.255.0 eth0 |
La plupart des gestionnaires Ethernet furent développés par Donald Becker, Donald Becker
Le module pourra normalement détecter toutes les cartes installées.
Les informations concernant la détection sont stockées dans le fichier :
/etc/conf.modules.
Supposons qu'un utilisateur possède 3 cartes NE2000, une à l'adresse 0x300, l'autre à 0x240, et la dernière à 0x220. Il faut ajouter les lignes suivantes au fichier /etc/conf.modules :
alias eth0 ne
alias eth1 ne
alias eth2 ne
options ne io=0x220,0x240,0x300
|
Ceci enjoint au programme modprobe de rechercher 3 cartes NE aux adresses spécifiées. De plus cela donne l'ordre dans lequel on doit les trouver et quel périphérique leur est assigné.
La plupart des modules ISA acceptent des valeurs d'E/S séparées par des virgules. Par exemple :
alias eth0 3c501
alias eth1 3c501
options eth0 -o 3c501-0 io=0x280 irq=5
options eth1 -o 3c501-1 io=0x300 irq=7
|
L'option -o permet d'assigner un nom unique à chaque module. La raison en est que vous ne pouvez charger deux copies du même module.
L'option irq= sert à spécifier l'IRQ matériel et l'option io= à spécifier les différents ports entrée-sortie.
Par défaut, le noyau Linux ne peut détecter qu'un seul dispositif Ethernet, et vous devez passer des commandes pour forcer la détection des autres cartes.
Pour apprendre à faire fonctionner vos cartes ethernet sous Linux, voyez le Ethernet-HOWTO.
Cette section traite d'informations spécifiques à l'IP.
Cette section fournit des informations concernant la mise au point des options IP dans le noyau au moment de l'amorçage. À titre d'exemples, de telles options peuvent être ip_forward ou ip_bootp_agent. Elles sont utilisées en affectant une valeur à un fichier situé dans le répertoire
/proc/sys/net/ipv4/ |
Par exemple, pour obtenir ip_forward enabled vous taperez
echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/ip_forward |
ip_forward
Si ip_forward est réglé à 0, il est désactivé. Avec tout autre nombre, il est activé. Cette option est utilisée en conjonction avec des techniques telles que le routage entre interfaces avec le masquage IP..
ip_default_ttl
C'est la durée de vie d'un paquet IP. Par défaut, elle est de 64 ms.
ip_addrmask_agent
- BOOLÉEN
Répond aux requêtes ICMP ADDRESS MASK. Par défaut TRUE (pour le routeur) et FALSE (pour l'hôte)
ip_bootp_agent
- BOOLÉEN
Accepte des paquets ayant une adresse source du type 0.b.c.d et destiné à cet hôte, broadcast ou multicast. Sinon, ces paquets sont ignorés. FALSE par défaut.
ip_no_pmtu_disc
- BOOLÉEN
Désactive la recherche du MTU du chemin. FALSE par défaut.
ip_fib_model
-NOMBRE ENTIER
0 - (valeur par défaut) Modèle standard. Toutes les routes sont dans la classe MAIN
1 - Les routes par défaut vont dans la classe DEFAULT. Ce mode devrait être très pratique pour les petits fournisseurs d'accès appliquant une politique de routage.
2 - Modèle conforme à la RFC1812.
Les routes interface sont dans la classe MAIN.
Les routes gateway sont dans la classe DEFAULT.
Le nom du périphérique EQL est `eql'. Avec les sources standards du noyau vous ne pouvez avoir qu'un seul périphérique EQL par machine. EQL permet d'utiliser plusieurs lignes point à point telles que PPP, SLIP ou PLIP comme si c'était un seul lien logique de transport tcp/ip. C'est souvent moins cher d'utiliser plusieurs lignes à faible débit que d'avoir une ligne à haut débit.
Options de compilation du noyau :
Network device support --->
[*] Network device support
<*> EQL (serial line load balancing) support |
Pour supporter ce mécanisme la machine à l'autre bout de la ligne doit également supporter EQL. Linux, Livingstone Portmasters et de nouveaux serveurs de ligne supportent des systèmes compatibles.
Pour configurer EQL vous avez besoin des outils eql, disponibles sur : metalab.unc.edu.
La configuration est plutôt directe. Vous commencez par configurer l'interface eql. C'est exactement comme un autre périphérique réseau. Vous configurez l'adresse IP et le mtu en utilissant l'outil ifconfig , comme ceci :
root# ifconfig eql 192.168.10.1 mtu 1006 |
Ensuite vous devez initialiser manuellement chacune des lignes que vous allez utiliser. Ce peut être toute combinaison de périphériques réseau point à point. La façon d'initialiser les connexions dépend du type de lien, voyez les paragraphes appropriés pour d'autres informations.
Enfin vous devez associer le lien série et le dispositif EQL, cela s'appelle `asservissement' (enslaving) et est réalisé avec la commande eql_enslave comme suit :
root# eql_enslave eql sl0 28800 root# eql_enslave eql ppp0 14400 |
Le paramètre `estimated speed' que vous fournissez à eql_enslave ne fait rien directement. Il est utilisé par le gestionnaire EQL pour déterminer comment les datagrammes vont se répartir sur ce périphérique, aussi vous pouvez régler l'équilibrage des lignes en jouant avec cette valeur.
Pour libérer une ligne d'un périphérique EQL, utilisez la commande eql_emancipate comme ci-dessous :
root# eql_emancipate eql sl0 |
Vous ajoutez le routage comme vous le feriez pour tout lien point à point, sauf que vos routes doivent se rapporter au dispositif eql plutôt qu'aux périphériques séries eux-mêmes. Ainsi vous devriez utiliser :
root# route add default eql |
Le gestionnaire EQL fut développé par Simon Janes, simon@ncm.com.
Les possibilités d'enregistrement IP du noyau Linux vous permettent de recueillir et d'analyser les données d'utilisation du réseau. Les données collectées comprennent le nombre de paquets et le nombre d'octets en cumul depuis la dernière remise à zéro. Vous avez à votre disposition une grande variété de réglages pour obtenir les données que vous désirez. Cette option a été enlevée du 2.1.102, car l'ancien dispositif pare-feu basé sur ipfwadm a été remplacé par ``ipfwchains''.
Options de compilation noyau :
Networking options --->
[*] IP: accounting |
Après avoir compilé et installé le noyau vous devez utiliser la commande ipfwadm pour configurer l'enregistrement IP. Il y a différentes possibilités pour choisir les informations à enregistrer. J'ai pris un exemple simplifié qui pourrait vous être utile; lisez plutôt la page de manuel ipfwadm pour plus d'informations.
Scenario : Vous avez un réseau Ethernet qui est relié à l'Internet via une liaison PPP. Sur l'Ethernet vous avez une machine qui offre un grand nombre de services et vous voulez savoir quel trafic est engendré par le trafic ftp et ww, aussi bien que le trafic total tcp et udp.
Vous pouvez utiliser une commande qui ressemble à ceci, qui se présente comme un script shell :
#!/bin/sh
#
# Donne les réglages d'enregistrement
ipfwadm -A -f
#
# Met en place les raccourcis
localnet=44.136.8.96/29
any=0/0
# Ajoute des réglages pour le segment Ethernet local
ipfwadm -A in -a -P tcp -D $localnet ftp-data
ipfwadm -A out -a -P tcp -S $localnet ftp-data
ipfwadm -A in -a -P tcp -D $localnet www
ipfwadm -A out -a -P tcp -S $localnet www
ipfwadm -A in -a -P tcp -D $localnet
ipfwadm -A out -a -P tcp -S $localnet
ipfwadm -A in -a -P udp -D $localnet
ipfwadm -A out -a -P udp -S $localnet
#
# Réglages par défaut
ipfwadm -A in -a -P tcp -D $any ftp-data
ipfwadm -A out -a -P tcp -S $any ftp-data
ipfwadm -A in -a -P tcp -D $any www
ipfwadm -A out -a -P tcp -S $any www
ipfwadm -A in -a -P tcp -D $any
ipfwadm -A out -a -P tcp -S $any
ipfwadm -A in -a -P udp -D $any
ipfwadm -A out -a -P udp -S $any
#
# Liste les réglages
ipfwadm -A -l -n
#
|
Les noms ``ftp-data'' et ``www'' se réfèrent aux lignes du fichier /etc/services. La dernière commande liste chacune des règles d'enregistrement et affiche le total.
Il est important de noter, lorsque l'on analyse les enregistrement IP, que les totaux sont incrémentés à chaque fois, donc pour connaitre les différences vous devez exécuter les opérations mathématiques nécessaires. Par exemple si je veux savoir combien de données ne venaient pas de ftp, telnet, rlogin ou www je dois soustraire les totaux individuels correspondant à chaque port.
root# ipfwadm -A -l -n
IP accounting rules
pkts bytes dir prot source destination ports
0 0 in tcp 0.0.0.0/0 44.136.8.96/29 * -> 20
0 0 out tcp 44.136.8.96/29 0.0.0.0/0 20 -> *
10 1166 in tcp 0.0.0.0/0 44.136.8.96/29 * -> 80
10 572 out tcp 44.136.8.96/29 0.0.0.0/0 80 -> *
252 10943 in tcp 0.0.0.0/0 44.136.8.96/29 * -> *
231 18831 out tcp 44.136.8.96/29 0.0.0.0/0 * -> *
0 0 in udp 0.0.0.0/0 44.136.8.96/29 * -> *
0 0 out udp 44.136.8.96/29 0.0.0.0/0 * -> *
0 0 in tcp 0.0.0.0/0 0.0.0.0/0 * -> 20
0 0 out tcp 0.0.0.0/0 0.0.0.0/0 20 -> *
10 1166 in tcp 0.0.0.0/0 0.0.0.0/0 * -> 80
10 572 out tcp 0.0.0.0/0 0.0.0.0/0 80 -> *
253 10983 in tcp 0.0.0.0/0 0.0.0.0/0 * -> *
231 18831 out tcp 0.0.0.0/0 0.0.0.0/0 * -> *
0 0 in udp 0.0.0.0/0 0.0.0.0/0 * -> *
0 0 out udp 0.0.0.0/0 0.0.0.0/0 * -> *
# |
On accède au nouveau code d'enregistrement par des ``chaînes IP pare-feu''. Voir La page d'accueil des chaînes IP pour plus d'informations. Entre autres vous devrez utiliser ipchains au lieu de ipfwadm pour configurer vos filtres. (d'après Documentations/Changes dans les sources du dernier noyau).
Il y a des applications où être en mesure d'affecter plusieurs adresses IP à un seul périphérique réseau pourrait être utile. Certains fournisseurs d'accès à l'Internet utilise souvent cette possibilité pour fournir des offres www et ftp `à la carte' pour leurs clients. Vous pouvez vous référer au mini-HOWTO IP-Aliasing pour plus d'informations.
Options de compilation du noyau :
Networking options --->
....
[*] Network aliasing
....
<*> IP: aliasing support |
Après avoir compilé et installé le noyau avec le support IP_Alias, la configuration est très simple. Les alias sont ajoutés aux périphériques réseau virtuels associés au périphérique réseau réel. Une simple convention de noms s'applique pour périphériques : <nom de périphérique> : <numéro de périphérique virtuel>, par ex. eth0:0, ppp0:10 etc. Notez que le gestionnaire de périphérique ifname:number ne peut être configuré qu'après le réglage de l'interface principale.
Par exemple, supposons que vous ayez un réseau Ethernet avec simultanément deux sous-réseaux IP et que vous vouliez que votre machine ait un accès direct aux deux, vous pouvez faire quelque chose comme ceci :
root# ifconfig eth0 192.168.1.1 netmask 255.255.255.0 up
root# route add -net 192.168.1.0 netmask 255.255.255.0 eth0
root# ifconfig eth0:0 192.168.10.1 netmask 255.255.255.0 up
root# route add -net 192.168.10.0 netmask 255.255.255.0 eth0:0
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Pour supprimer un alias vous ajoutez simplement un `-' au bout de son nom et et vous faites aussi simplement que ça :
root# ifconfig eth0:0- 0
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Toutes les routes associées avec cet alias seront enlevées automatiquement.
Le pare-feu IP et les publications le concernant sont traités de manière plus approfondie dans le Firewall-HOWTO. Le pare-feu IP vous permet de sécuriser votre machine contre les accès réseau non-autorisés en filtrant, ou acceptant, des datagrammes venant de, ou allant vers, des adresses IP de votre choix. Il y a différentes règles : le filtrage en entrée, le filtrage en sortie, et le filtrage en retransmission. Les règles en entrée s'appliquent aux datagrammes qui sont reçus